vendredi 25 septembre 2009

Le sacrifice d'Abraham - PYA

Chirurgien dentiste de métier, PYA manipule les petits objets avec dextérité, et comme il le fait pour redonner vie à un sourire, il redonne vie à de petits bijoux, des pieces informatiques,…, il les incorpore dans des structures en résine qu’il créée , façonnant des personnages mystérieux issus de son imaginaire ou référants de sa culture.

pyas01.1253880243.jpg

Le sacrifice d’Abraham

Cette sculpture symbolise un épisode capital des trois religions monothéistes, l’intervention de l’ange qui épargne la vie du fils d’Abraham, celui-ci ayant fait preuve de soumission totale à Dieu. Elle véhicule les symboles les plus anciens de notre civilisation et utilise des objets de notre quotidien, bijoux déteriorés, pièces éléctroniques cassées, objets par exellences voués à la destruction et sauvés in extremis par l’artiste.

Cette sculpture nous interpelle.

Sommes nous obligés de nous soumettre à une société de consommation? Devons nous tout sacrifier pour consommer ?

Y-a-t-il une mémoire des objets? Ou la mémoire que nous accordons aux objets ne nous évite-t-elle pas de devenir amnésique?

L’artiste de tout temps à été là pour poser les questions, à nous de trouver les réponses.

En savoir plus sur PYA et ses oeuvres : www.art-et-miss.eu

mardi 18 août 2009

"French girl" sur Vein-art.com

"French girl" Huile sur toile d'Edson CAMPOS French girl

L'art a la réputation d'être inaccessible... et bien le site Vein-art.com propose un système D pour faire baisser les prix.

Pas d'enchères inversées, mais un achat participatif.

Des micro-paiements, sans utilisation de la carte bleue, par simple appel téléphonique font baisse le prix de la toile, de la sculpture ou de la photographie, tout en respectant la côte de l'artiste.

Que vous soyez acheteur à la recherche d'une bonne affaire, simple curieux ou mecène ce site vous réserve des surprises.

On y trouve des artistes de renommée internationale, tel Edson CAMPOS, brésilien d'origine installé aux Etats-Unis depuis 1978 et dont la carrière s'est considérablement dévelopée depuis 1979.

La toile "French girl" est proposée sur le site Vein-art.com parmis une trentaine d'oeuvres d'art séléctionnées parmis les artistes de la galerie parisienne Art' et Miss.

mercredi 12 août 2009

Bergère, tu peux laisser tes moutons dehors, Michel Des Marais y veille!

Enfant déjà, Michel Des Marais trouvait des ruses afin d’aller mettre son nez dans l’atelier du voisin, Léo Ayotte. Il se découvre alors une passion pour la peinture. Dans les années 1980, alors qu’il s’approche des 40 ans, il reprend des études et décide cette fois-ci d’assouvir sa passion.

Un brin de malice, un coup de pinceau agile, l’influence de son voisin d'enfance… et voilà naître sur la toile des paysages champêtres québécois plein de douceur, d’une certaine candeur… et de moutons ! On retrouve bien là l’enfant qui trouvait des prétextes pour aller voir ce qu’il se passait dans l’atelier d’à côté… des ateliers, il en fréquentera d’autres, ceux de Laurent Bonet, Nelson Dupré, Jeanine Bourret, Pierre Duhamel, Yvon Boucher ou encore Beata Tyrala. Il ne tardera pas alors à être reconnu du monde des arts. Pour cette exposition sur le thème « Animaux et nature », Michel Des Marais nous emmène dans une bergerie canadienne… ses toiles ne nous diront pas si les moutons canadiens bêlent avec l’accent, mais elle nous apportent la fraîcheur et la sérénité d’une plaine québécoise.

A découvrir jusqu’au 30 juillet à la Galerie Art’et Miss .

Camille du Plessix

desmarais_img5.1249642666.jpg

mardi 11 août 2009

Anne Drouin et le langage des fleurs

drouin05.1249642044.jpg

Anne Drouin est une artiste québécoise. Son langage à elle, c’est les fleurs et ce langage, elle l’exporte. Il voyage aux quatre coins du Québec mais également en Europe : à Barcelone par exemple et en France, comme c’est le cas en ce moment à la galerie Art’et Miss dans le cadre de l’exposition « Animaux et nature ».

Les fleurs, ce sont des touches artistiques dans la nature, des touches de perfection dans une verdure foisonnante et parfois un peu floue.

Anne Drouin fait de la couleur sa meilleure alliée pour rendre hommage à ces tulipes, ces tournesols et ces cattleyas qu’elle aime tant. On comprend parfaitement, d’ailleurs, pourquoi Proust a consacré une expression à cette fleur dans la Recherche. Si l’expression « faire cattleyas » avait une connotation plutôt érotique, avec Anne Drouin, c’est l’aspect sentimental, charmeur qui ressort.

Les couleurs, donc, qu’elle aime franches et tranchées, comparables à un langage sincère et sans détours. De même, elle fait preuve d’une grande précision dans sa manière d’appréhender ces modèles et de les restituer sur la toile.

Tel un prolongement d’elle-même, elle s’exprime par ce langage qui semble finalement si naturel, presque naïf ou primitif dans tout ce cela peut comporter de positif, à savoir, l’essentiel et l’innocence.

Emprunter aux fleurs leur langage permet à l’artiste d’envoyer un message simple, pour tous, pour ce monde qu’elle veut fleurir de tableaux parce que le message qu’Anne Drouin semble vouloir transmettre est incontestablement un message d’amour.

Camille du Plessix

Retrouvez les œuvres d’Anne Drouin sur le site marchand de la galerie Art’et Miss .

lundi 10 août 2009

Noris Maria Dias vous présente Lua

noris13.1249644401.jpg

Un regard tendre, une tête penchée, un air un peu surpris et interrogateur, la position assise de la sagesse… noir et blanc, une tache remontant sur son front, on croirait que cette petite chiennne, dont on aurait fait la description dans un roman pour enfant, a choisi de laisser les mots et de donner à Noris Maria Dias tout le loisir de la peindre. Une œuvre pleine de douceur et tendresse qui dessine sur votre visage un joli sourire.

A découvrir jusqu’au 30 août à la galerie Art’et Miss .

Camille du Plessix

dimanche 9 août 2009

Les oies messagères

berthiaume_img1.1249643782.jpg

Au XVIIème siècle, Charles Perrault écrivait des contes. En dépit des idées reçues, ces contes n’étaient alors, pas destinés aux enfants. Ils avaient pour objet de distraire dans les salons. Derrière les jolies histoires de fées, de princesses et de mystérieux châteaux, se cachaient finalement les travers et les défauts des hommes et femmes de l’époque. Les générations ont évoluées… mais hommes et femmes ont toujours leurs perversions et leurs imperfections. Que les choses se soient améliorées ou empirées, ce n’est pas à nous de le dire. Par contre, pour dépeindre avec un trait d’humour subtil ces petits vices, Ginette Berthiaume est là…

A l’image de Charles Perrault, elle a recours à un style figuratif, presque naïf ou du moins proche du dessin pour enfant et elle fait des oies ses messagères. Jouant avec les petits travers des humains, elle en use et en abuse pour faire appel à la sensibilité des gens. Le message est simple : un peu de respect ! Pour qui ? Pour l’environnement, les animaux, la nature. Pourquoi ? Probablement par ce que respecter l’environnement dans lequel on vit, c’est un peu se respecter soi-même. Réaliste, elle sait que ces coups de pinceau aux couleurs chatoyantes ne changeront pas le monde. Ginette Berthiaume aimerait juste faire un peu réfléchir, mener son prochain vers une prise de conscience. Comme avec Charles Perrault, la première image fait sourire, le palimpseste fait réfléchir…

A découvrir jusqu’au 30 juillet à la galerie Art’et Miss .

Camille du Plessix

samedi 8 août 2009

Les notes florales de Céline Gignac

gignac06.1249643350.jpg

Sa passion de la peinture, Céline Gignac la partage. Ses études partagées entre la Belgique et Trois-Rivières, elle enseigne à Port-Cartier, à Sept-Iles et dans de nombreuses villes côtières du Québec. Dans les années 1990, elle rejoint Montréal où elle s’affirme en tant que coloriste.

S’il s’agit de représenter les couleurs qu’offre le monde, ce sont les couleurs que la nature a su créer que Céline Gignac propose de re-découvrir. A travers les fleurs, elle exprime sa force à elle. Ayant fait ses premiers pas dans le monde des arts par l’abstraction, ses toiles florales sont marquées par ce passé. Ses fleurs dégagent donc autre chose que ce qu’elles donnent à voir, elles témoignent d’une recherche d’autre chose. Elles semblent révéler leur essence, quelque chose de profond, d’impalpable. Regarder ses toiles, détourner le regard, sentir un léger parfum...

Des notes florales à découvrir jusqu’au 30 août à la galerie Art’et Miss .

Camille du Plessix

vendredi 7 août 2009

Balade équestre avec Anne Lemieux

lemieuxc5.1249642245.jpg

A Degas, elle a emprunté la volupté, l’art de représenter le mouvement, de Marry Cassat, pastelliste américaine, elle a retenu la précision du tracé, la recherche d’exactitude. De belles influences qu’Anne Lemieux met au service d’une autre de ses passions, l’équitation. Membre de l’American Academy of Equin Art, elle s’approprie les mots du romancier anglais Robert Smith Surtees : « Il n’y a pas de secret plus profond qu’entre un cavalier et son cheval ». C’est peut être ce secret auquel les mots ne suffisent pas qu’elle livre par la peinture. Que ses chevaux soit de bois ou pas, montés ou pas, en mouvement ou pas, ils expriment à chaque fois les passions de la cavalière.

Ainsi, le travail d’Anne Lemieux ne se réduit pas à la seule peinture ou à l’intérêt qu’elle porte aux chevaux. Chaque toile est l’expression d’un partage, d’un élan de sensibilité qu’elle offre au public.

A découvrir à la galerie Art’et Miss du 1er au 31 août.

Camille du Plessix